Le marché des bureaux en Île-de-France est plombé par un 4e trimestre 2018 en baisse

Le marché des bureaux en Île-de-France est plombé par un 4e trimestre 2018 en baisse

Après un premier semestre prometteur, la demande placée s’effondre au quatrième trimestre, entrainant une baisse de la demande placée de 5 % en 2018. Avec 2,5 millions de m² placés dans la région, l’activité 2018 reste toutefois supérieure à la moyenne décennale.

Un quatrième trimestre 2018 en repli de 27 %

Le dernier trimestre est souvent celui où se signent les belles transactions et 2017 n’avait pas échappé à la règle. Selon Immostat qui regroupe les acteurs majeurs de l’immobilier d’entreprises (BNP Paribas Real Estate, CBRE, Cuhsman & Wakefield et JLL) seulement 642 000 m² ont été placés lors du dernier trimestre soit un recul de 27 %. En 2018, le placement de grands deals supérieurs à 20 000 m² a fait défaut, même si le niveau d’encours de signatures, actuellement sous conditions suspensives, s’avère prometteur. Le marché a également souffert du manque d’offre, dans Paris, sur les surfaces de moins de 1 000 m². En revanche, les surfaces comprises entre 1 000 et 5 000 m² ont affiché un réel dynamisme.

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Le dernier trimestre recule fortement par rapport à 2017 mais l'année reste très performante.

2,5 millions de m² de bureaux placés, une baisse de 5 % par rapport à 2017

Avec 2 504 000 m² de bureaux placés en 2018 , le marché enregistre un repli de 5 % mais reste néanmoins très largement au-dessus de la moyenne décennale qui se situe à  2 283 000 m². L’offre immédiate de bureaux décroit sur un an de 10 % à 1,5 million de m². En revanche, l’offre de bureaux en construction enregistre un fort rebond pour atteindre 1,5 million de m², soit + 25 % sur un an. Les livraisons seront majoritairement concentrées dans Paris intramuros en 2019 et en première périphérie en 2020. Selon BNP Paribas Real Estate, les taux de vacance maîtrisés, voire historiquement bas combinés à un bon niveau de commercialisation et au renouvellement de la demande exprimée permettent d’écarter tout risque de sur-offre à moyen terme sur la majeure partie des territoires tertiaires franciliens.

Bien qu’en retrait, le marché surpasse de 10 % la moyenne décennale. Le ralentissement de la croissance et la forte dégradation du climat des affaires laissent craindre un léger tassement en 2019. Mais les faibles niveaux de vacance conjugués aux nouveaux modes de travail et besoins de modernisation restent gages de liquidité ».

Grégoire de La Ferté, Exécutive Director Bureaux IDF chez CBRE