Le développement des magasins se poursuit malgré la croissance de l’e-commerce

Les magasins physiques restent le mode d'expansion privilégié des enseignes. © Fotolia
partage(s)

Les enseignes étendent leurs réseaux de magasins en 2016, faisant fi de la concurrence du commerce en ligne. Elles cultivent la stratégie de l’emplacement dans les pays phares de l’Europe.

Le magasin physique reste une valeur sûre

L’étude « How Active Are Retailers Globally », menée par le groupe CBRE et portant sur plus de 150 grandes enseignes internationales, traduit la confiance des enseignes en l’expansion de leurs magasins physiques :

  • 83 % ne se sentent pas affectées par l’e-commerce ;
  • 17 % projettent d’ouvrir plus de 40 magasins (+ 9 % par rapport à 2015).

La présence physique reste un facteur majeur. Le magasin fait partie intégrante d’une journée shopping et peut être appréhendé de diverses manières comme la recherche d’un produit ou d’une marque ou l’envie de tester un produit ».

Natasha Patel, Directrice Associée chez CBRE

Cible privilégiée : le cœur de l’Europe Occidentale

L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont des marchés ayant fait leurs preuves depuis longtemps. Ils abritent des villes où le pouvoir d’achat est élevé et où le tourisme reste stable.

  • Avec six grandes villes très peuplées où le pouvoir d'achat est élevé, l’Allemagne arrive entre tête des pays les plus attractifs avec 35 % des enseignes qui envisagent de s’y installer.
  • La France (33 %) et le Royaume-Uni (32 %) abritent les plus grandes capitales de la mode dans lesquelles la seule présence de boutiques donne aux enseignes une visibilité importante.

Les « travel hubs » gagnent du terrain

Si les formats d’expansion les plus courus sont les magasins en pied d’immeuble (76 %) et les galeries commerciales régionales (72 %), un nombre croissant d’enseignes se tournent vers les terminaux de voyages, aussi appelés « travel hubs », qui assurent une fréquentation élevée et favorisent un supplément de dépenses.

Bon à savoir

Les enseignes gardent un « optimisme relatif » lié à deux craintes : l’augmentation des coûts immobiliers, les loyers s’orientant à la hausse dans les artères renommées, et l’incertitude des perspectives économiques.

La rédaction vous conseille :