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En région, le marché des commerces reste mitigé

En région, le marché des commerces reste mitigé

Les rues commerçantes animent métropoles et villes moyennes, mais la demande change obligeant l’offre à se renouveler ou à se repositionner. Malgré tout, les loyers restent stables dans les capitales régionales.

En région, le marché des commerces reste mitigé

La mauvaise répercussion « Gilets Jaunes » sur les commerces en province

En région, le mouvement des gilets jaunes a perduré pendant tout le premier trimestre 2019, même s’il avait perdu de son intensité. Résultat : dans les villes moyennes déjà touchées par un phénomène de dévitalisation, les dégradations et la baisse des fréquentations ont touché le commerce. Les capitales régionales n’ont pas échappé à cette tendance. A Bordeaux, les pertes des commerces établis sur le parcours des manifestations se sont établies entre 40 et 60 % du chiffre d’affaires. À Nantes, la Fnac et les Galeries Lafayette auraient perdu, en tout, près d’un million de clients depuis novembre 2018. Dans un souci de rationalisation, certaines grandes enseignes de mode ont annoncé des fermetures à Lille, Metz, Nancy et Toulouse.

Sport, beauté, déco et resto : un marché gagnant

Si le marché des vêtements a du mal à se maintenir, les articles liés au sport, à la santé, à la beauté et à la décoration connaissent un vif attrait. Selon l’étude Knight Frank, l’alimentation et la restauration sont également en plein essor. Des projets ou des ouvertures sont recensés comme Big Fernand à Brest, Five Guys à Nancy et Clermont Ferrand, Vapiano à Nancy et Lille, Starbucks à Toulouse, IT Trattoria et les Burgers de Papa à Lyon…Les marques émergentes et les Digitale Native Vertical Brands,(DNVB), présentes à Paris, profitent aussi aux régions dans des villes au pouvoir d’achat élevé : Balibaris à Aix en Provence et Cannes, Lunettes pour tous à Nice, Jimmy Fairly à Strasbourg et Toulouse.

Des valeurs locatives stables des commerces dans les métropoles

Compte tenu du contexte économique et de la mutation des habitudes des consommateurs, les loyers des rues commerçantes des grosses villes de province affichent une stabilité. Dans les meilleures artères et sur des locaux prime, le trio gagnant est Lyon/Bordeaux/ Nice avec des valeurs oscillant entre 2 200 et 2 400 €/m²/an et une pointe à 2 500 €/m²/an pour Lyon. Lille et Toulouse enregistrent des valeurs légèrement inférieures, entre 1 800 et 2 000 €/m²/an, talonnées par Strasbourg à 1700/1900 €/m²/an. Marseille et Nantes sont en retrait, entre 1 400 et 1 600 €/m².

Bon à savoir

Entre la valeur moyenne la plus haute à Lyon (2 500 €/m²/an) et celle des Champs Elysées à Paris, (20 000 €/m²), le loyer au m² est multiplié par 8 !