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Le télétravail et les espaces de coworking boostés par les grèves

Le télétravail et les espaces de coworking boostés par les grèves

Travailler chez soi ou dans un espace de coworking, à proximité de son domicile, facilite la vie par temps de grève reconductible. Entreprises et salariés y adhèrent même si tout n’est pas parfait.

Le télétravail et les espaces de coworking boostés par les grèves

En période de grève, le télétravail fait des émules

Les journées de grève sont exténuantes pour les salariés habitant loin de leur lieu de travail et devant nécessairement prendre un moyen de transport : perte de temps, stress, foule dans les rares transports en commun, bouchons. Hormis certains métiers comme le commerce, la restauration, les aides à la personne… où il faut être présent physiquement, d’autres, fortement digitalisés, peuvent s’exercer de chez soi. Certaines sociétés autorisent le télétravail au moment des grèves, d’autres entreprises proposent ou incitent déjà leurs collaborateurs à travailler chez eux un jour par semaine. Une étude réalisée par l’Observatoire du travail Actineo auprès de 498 actifs travaillant au bureau montre que 29 % des sondés pratiquent le télétravail une fois par mois dans les mêmes conditions que s’ils étaient dans l’entreprise. Une grande majorité le vit avec satisfaction. Toutefois, le confort du siège et de la table de travail ou la possibilité d’organiser une téléconférence ou une réunion de travail font partie des motifs d’insatisfaction du travail à la maison.

Bon à savoir

Parmi les TOP 3 de satisfaction du télétravail, deux concernent le bien-être avec la possibilité de grignoter et de se détendre en faisant une pause, la troisième est la possibilité de recharger ses appareils électroniques. Preuve que toutes les entreprises ne sont pas au top !

Le coworking en pente ascendante

Les espaces de coworking ne cessent de se développer en région parisienne comme dans les régions et les acteurs se multiplient comme Morning Coworking Multiburo, Spaces, Wellio, Wojo… Certaines marques surfent d’ailleurs sur la grève, reconductible, pour proposer quelques jours ou un mois de gratuité afin de capter de nouveaux clients et vantent le confort, la liberté, la flexibilité, l’échange. Toujours selon l’Observatoire Actinéo, prenant pour panel des utilisateurs travaillant au moins une fois par mois en coworking, alors qu’en 2015, 15 % utilisaient des espaces de coworking, en 2019, ils sont 38 % et certains, à hauteur de 10 %, les utilisent plusieurs fois par semaine. Là encore, les reproches se font sur le manque de confort et sur le bruit mais aussi sur le manque de flexibilité des espaces pour pouvoir disposer de différents types d’espaces, ranger ses affaires…

« Nous avons une démarche de coworking très professionnelle. Ici pas de babyfoot ni de pouf mais des bureaux fermés pour pouvoir se concentrer et des salles de réunion »

Stéphanie Auxenfans, directrice générale de Multiburo

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