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L’immobilier de bureaux européen résiste à la crise de croissance

L’immobilier de bureaux européen résiste à la crise de croissance

Le ralentissement de la croissance dans la zone euro ne se fait pas trop ressentir sur les investisseurs, pas plus que sur les utilisateurs. Preuve en est , des loyers stables voire à la hausse.

L’immobilier de bureaux européen résiste à la crise de croissance

Les bureaux, fer de lance des investissements européens

Au total, en 2018, le montant de l’investissement en immobilier d’entreprise en Europe s’est stabilisé à 264,5 Mds €. Les bureaux affichent une hausse de 4 % et atteignent leur plus haut niveau en dix ans, à 118,7 Mds € grâce à un nombre important de très grandes transactions. A l’inverse, le commerce et l’industrie et la logistique détellent, respectivement de 16 % à 49,1 Mds € et de 7 % à 35,6 Mds €. Parmi les marchés les plus importants :

  • Royaume-Uni : 66,5 Mds €.
  • Allemagne : 61,5 Mds €.
  • France :  32,8 Mds €.
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Le volume d'investissement en Europe se stabilise. © BNPRE

Quels sont les investisseurs étrangers qui placent en Europe ?

Même si la présence des investisseurs étrangers sur le marché européen de l’investissement s’est replié, le montant total investi de 124 Mds € représente 47 % du marché et tient ainsi une part conforme à la moyenne quinquennale. L’origine des investisseurs évolue. Après s’être retirés en 2016, les Américains reviennent en force ( + 7 %). Les investisseurs asiatiques sont en repli mais restent à des niveaux exceptionnels par rapport à la tendance de long terme. Le Moyen-Orient chute (- 27 %), ainsi que les transfontaliers.

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Les non européens investissent toujours sur le continent. © BNPRE

Une forte appétence des utilisateurs de bureaux

Le bureau reste l’actif immobilier le plus recherché en tant qu’utilisateur aussi. Sur les 15 principaux marchés européens, le volume des transactions a atteint 10,02 millions de m² en 2018. Une année très prolifique où Paris domine toujours, à 2,158 millions de m² même avec un certain recul dû à l’absence de grands deals. Central London arrive en seconde position avec une progression de 19 % et atteint 1,4 million de m². Certains marchés émergent à nouveau comme Lisbonne (+ 21 %) , Milan et Varsovie (+ 10 %). Dans ce marché actif, le taux de vacance s’est contracté, à 6,4 % en moyenne. Les valeurs prime ont augmenté un peu partout, sauf à Londres qui subit une baisse de 2 % mais reste la valeur la plus élevée à 1 500 €/m².

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Londres performe malgré le Brexit. © BNPRE