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Et si le bureau individuel fermé mais végétalisé revenait à la mode ?

Et si le bureau individuel fermé mais végétalisé revenait à la mode ?

Une enquête réalisée par la Chaire Workplace Management de l’ESSEC ® annonce le retour au bureau individuel et fermé, à l’encontre des idées reçues. Le végétal accentue le bien-être au travail. Paris et les métropoles régionales attirent plus que l’étranger.

Et si le bureau individuel fermé mais végétalisé revenait à la mode ?

Le retour à un bureau fermé dans les entreprises ?

Les futurs managers, qui étudient à l’ESSEC, reviennent à une vie de bureau plus traditionnel. Par rapport à l’étude précédente « Mon bureau de demain ® » où les étudiants indiquaient préférer un bureau qui ne ressemblait pas à un bureau, 31 % plébiscitent le bureau individuel fermé et 26 % pour un bureau fermé partagé.  C’est donc le bureau fermé classique qui l’emporte, suivi par l’open-space (26 %), le flex-office (8 %), le home-office (6 %) et le coworking (3 %).  Enfin, 40 % estiment que les espaces de travail seront déterminants dans le choix de leur employeur à la sortie de l’école.

L’immobilier représente le deuxième poste de dépense des entreprises après les salaires : il devient de plus en plus compliqué de trouver des espaces disponibles et de les optimiser à moindre coût ».

Ingrid Nappi-Choulet, professeur chercheur à l’ESSEC Business School, titulaire des Chaires Immobilier et Développement durable et Workplace Management.

Flex-office et coworking ne passionnent pas les étudiants !

De nombreuses études vantent les atouts des nouveaux modes de travail, de tiers lieux, avec à la clé, l’échange, le partage... L’enquête auprès des étudiants de l’ESSEC montre que le flex-office à savoir ne pas avoir de bureau attitré dans une entreprise ne suscite pas l’engouement : 50 % des étudiants l’ayant déjà expérimenté ne veulent pas réitérer l’expérience et 44 % pensent que la hiérarchie doit être apparente au sein des espaces de travail via un bureau attiré. Le coworking ne fait pas non plus recette : 30 % des étudiants ne veulent pas travailler en coworking en tant qu’espace de travail principal, mais 25 % pourrait utiliser ce tiers lieu en espace de travail secondaire.

Il ne suffit pas de rassembler les collaborateurs dans des espaces ouverts de coworking pour en faire des collaborateurs heureux ».

Véronique Bédague, PDG de Nexity Immobilier d’Entreprise  

Un bureau vert pour le bien être au travail

Des immeubles de bureaux avec terrasses végétalisées, des étages avec murs végétalisés, des bureaux avec des plantes vertes ou des composition florales... A l’image des habitations, les bureaux s’emparent de la vague verte : 83 % des étudiants accordent de l’importance à la végétalisation des bureaux et 27 % déclarent que le végétal sera un critère déterminant dans le choix de leur futur employeur.

Paris en tête des localisations attractives

A la sortie de l’école qui se situe en banlieue parisienne, 59 % des étudiants, toutes origines géographiques confondues, déclarent vouloir travailler dans des bureaux situés à Paris. 20 % souhaitent travailler dans les grandes métropoles régionales avec 20 % des étudiants contre 10 % en grande périphérie parisienne. Seuls 15 % des étudiants aspirent à aller travailler à l’étranger.

Bon à savoir

59 % des étudiants favorables à travailler dans Paris sont franciliens d’origine et 28 % non franciliens quand 70 % de ceux qui ont choisi les métropoles régionales sont originaires de ces métropoles et 29 % d’Ile-de-France.