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Commerces de gare, une aubaine pour les professionnels ?

Commerces de gare, une aubaine pour les professionnels ?

A Paris et dans les grandes métropoles, les gares sont des lieux de vie à part entière, qui répondent aux besoins de milliards de voyageurs. De quoi créer de belles opportunités pour les professionnels.

Commerces de gare, une aubaine pour les professionnels ?

La gare, un capteur de flux pour les commerces

Dans les gares défilent des milliards de voyageurs, qui, parfois tuent le temps en attendant une correspondance ou un train qui a du retard. Pour ceux-là, la SNCF met tout en oeuvre pour les capter via sa filiale Retail & Connexions qui accompagne ce nouveau secteur marchand auprès de diverses enseignes. Partant du principe que les consommateurs sont nomades et qu’ils peuvent donc consommer partout, les gares n’hésitent pas à attirer leur attention. Cela peut aller du point de vente des journaux, friandises et souvenirs dans les gares de villes moyennes à des enseignes nationales voire internationales dans les plus importantes.

Chiffres clés

  • 3030 gares.
  • 180 000 m² de surfaces commerciales gérées.
  • 1,4 Md € de chiffres d’affaires réalisés par les commerces en gare en 2015.

Un lieu de vie avec coworking ou restaurants

On y passe beaucoup mais on y transit aussi. Ce qui veut dire se poser soit dans un tiers lieu pour travailler, genre coworking ou salon wi-fi dans de nombreuses gares, soit pour déjeuner au travers de nombreux restaurants, food trucks, brasseries… Et même des grandes tables comme à Saint-Lazare où le Chef Eric Frechon 3 étoiles, par ailleurs chef du restaurant Epicure du Bristol, officie au Lazare. Sans forcément en passer par cette table mais par des offres allant du fast food à des marques plus conviviales, force est de constater que le « sandwich SNCF » n’existe plus. Et les « buffets » des gares de moyen trafic non plus.

Comment installer un commerce dans une gare ?

Prendre un commerce dans une gare ne se fait pas comme dans un lieu traditionnel avec un bail commercial classique. Pour cela, il faut respecter deux choses :

  • Répondre à des appels d’offres publics pour des concessions temporaires de 5 ou 10 ans.
  • Se soumettre à une redevance calculée en pourcentage du chiffre d’affaires et un minimum garanti fixé par le preneur (sans avoir à payer de loyer).

La redevance est proportionnelle au chiffre d’affaires au m². Plus celui-ci est élevé, plus elle est importante. Et on ne parle pas de fonds de commerce mais d’occupation temporaire d’environ 7 ans ».

Nicolas Douce, directeur des Etudes chez Retail & Connexions.