Tours, Le Havre, Pontarlier... ces centres-villes où le commerce est florissant

Tours, Le Havre, Pontarlier... ces centres-villes où le commerce est florissant

La seconde édition du palmarès Procos prime les centres villes, hors Île-de-France, qui ont enregistré, en 2017, les évolutions commerciales les plus favorables. Preuve que des solutions menées conjointement par les élus et les commerçants  revitalisent les centres anciens. 

Les commerces des centres-villes ne sont pas morts !

Le commerce en région n’est pas désespéré. Certes, de nombreux centres-villes rencontrent des difficultés mais d’autres tirent leur épingle du jeu comme le révèle la seconde édition du Palmarès Procos, fédération du commerce spécialisé. Au-delà des caractéristiques démographiques et sociaux économiques par grandes catégories de villes (grandes agglomérations, grandes et petites villes moyennes) l’étude a pris en compte quatre critères de sélections : l’évolution de la commercialité du centre-ville, les performances des enseignes, la zone de chalandise, l’activité économique. Sur la base de ces critères ont été décortiqués :

  • 24 centres villes de grandes agglomérations de plus de 500 000 habitants où le nombre des commerces est supérieur à 300 dans l’hypercentre.
  • 62 grandes villes moyennes qui comptent entre 200 000 et 500 000 habitants.
  • 147 petites villes moyennes  de moins de 200 000 habitants, souvent des préfectures ou des sous-préfectures.

Tours, nommée lauréate pour le dynamisme de son commerce

Avec plus de 900 commerces contre 700 en moyenne dans les villes de cette catégorie, le cœur marchand de Tours rayonne sur un bassin de plus de 600 000 habitants. Le taux de vacance commerciale à 6,6 % reste inférieur à celui des villes comparables (7,4 %). L’hypercentre compte un nombre très élevé de points de vente et profite de l’afflux des touristes venant visiter les châteaux de la Loire, des 30 000 étudiants et des industries de pointe qui attirent les CSP +. Le centre-ville est peu concurrencé par le commerce de périphérie qui reste très mesuré. Le tramway a permis de requalifier l’espace public du centre et lui a redonné une qualité de vie. Enfin, les loyers commerciaux sont raisonnables.

Commerces de centre-ville Tours
La ville de Tours primée lauréate du Palmarès Procos pour le dynamisme de son commerce urbain. © Fotolia

Le Havre, vainqueur dans la catégorie Grandes villes moyennes

Depuis plusieurs années, Le Havre a réalisé de lourds investissements avec l’ouverture d’une bibliothèque, d’un Palais des Congrès, la réhabilitation des quais, la rénovation des logements anciens et des façades, le tramway, le développement du Musée Malraux… Ces investissements ont été accompagnés d’un dispositif spécifique pour le commerce (création d’un service dédié, recrutement d’un manager, protection des linéaires commerciaux pour relancer le commerce sur les axes principaux, droit de préemption commercial, mise en place d’un observatoire du commerce…). Résultat : le taux de vacance régresse sérieusement sur la rue de Paris et se stabilise ailleurs, de nouvelles enseignes ont ouvert.

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Le Havre, un bel exemple de relance du centre-ville. © Fotolia

Pontarlier, gagnante dans la catégorie Petites villes moyennes

Avec un peu plus de 200 commerces, le centre marchand de Pontarlier rayonne sur un bassin de 83 000 habitants. La proximité de la Suisse procure un bon pouvoir d’achat aux travailleurs frontaliers et les nombreux évènements organisés par la ville et l’association des commerçants contribuent à son attractivité. La sous préfecture du Doubs a également réaménagé son espace urbain, densifié dans la ville, sauvegardé les services dans le centre. Dès lors, en deux ans, le taux de vacance locative a diminué de 1,5 % et le nombre d’enseignes nationales a augmenté de 3,5 %

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Pontarlier, une sous-préfecture où enseignes nationales et commerces de proximité animent le centre. © Photononstop