Magasin physique et E-commerce, les marques jouent la complémentarité

Magasin physique et E-commerce, les marques jouent la complémentarité

Dans un contexte économique compliqué, le commerce doit se réinventer et capter le client par tous les moyens. Entre points de ventes online et physiques, la complémentarité est de mise avec des loyers « prime » en hausse.

Le salon de l’immobilier commercial, le SIEC qui a lieu du 15 au 16 juin 2016, donne l’occasion de faire un point sur la tendance du commerce en France. La Gaule se situe toujours dans le trio de tête des pays européens :

  • 508 milliards prévus en Allemagne.
  • 463 milliards en France.
  • 442 milliards au Royaume-Uni.

E-commerce et magasin physique : 2 points de vente complémentaires

Après plusieurs années de forte croissance du E-commerce face au commerce physique, celui-ci doit se réinventer, innover, séduire et certaines enseignes l’ont bien compris. A titre d’exemple, Sephora ouvre son premier magasin 3.0, Sephora Flash, rue de Rivoli à Paris. Certains E-shops de la mode en ligne ont aussi ouvert des boutiques de quartier pour plus de complémentarité. Les enseignes alimentaires poursuivent aussi le développement de leur format de centre-ville, avec une percée sur le qualitatif pour le mono-produit comme la pâtisserie haut de gamme.

La réalité économique d’internet conduit les marques à développer une stratégie digitale globale, associant réseaux sociaux, points de vente physiques et points de vente online ».

Thierry Bonniol, directeur France du commerce BNP Paribas Real Estate Transaction

L’emplacement commercial assure la visibilité de la marque

Une grande enseigne internationale ou nationale cherchant à s’implanter dans un emplacement « Top » à Paris, pour assurer la visibilité de sa marque, ne va pas hésiter à payer un loyer élevé. A l’inverse, sur les emplacements secondaires, les loyers ont tendance à stagner, voire baisser, dans Paris comme dans les métropoles régionales.

Des investisseurs toujours présents dans l'immobilier de commerce

L’afflux de liquidités, les taux bas et la diversification des actifs des investisseurs les amènent à la recherche de produits disponibles et attractifs même si le taux de rendement s’effrite en raison des liquidités et des taux de crédit imbattables. Des taux de rendement qui devraient osciller d’ici la fin de l’année entre 3 % dans Paris et 4 % dans les métropoles régionales.

Bon à savoir

 Les montants investis s’élèvent à 1,43 milliard pour les cinq premiers mois de l’année, soit 20 %  du volume global, en progression de 26 % par rapport à la même période en 2015. Les centres commerciaux et les pieds d’immeuble représentent respectivement 23 et 38 % de ce montant.  

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