Avenue des Champs-Elysées : un lieu stratégique pour les marques

Des millions de touristes arpentent l'avenue des Champs-Elysées. © Wjarek
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Mondialement connue, l’avenue des Champs-Elysées, à Paris, aiguise l’appétit des enseignes. Mais l’offre reste infime, pesant sur les valeurs locatives côté pair, mais aussi côté impair, porte d’entrée vers le Triangle d’Or.

Les Champs-Elysées : une avenue aux multiples marchés

C’est une des plus belles avenues du monde, touristique, commerciale, festive. Les Champs-Elysées affichent une diversité d’enseignes où des marques de luxe jouxtent celles des mass market, où des restaurants classiques côtoient la restauration rapide... Une mixité qui, selon CBRE, groupe spécialiste du conseil en immobilier d'entreprise, attire « une clientèle variée, faite de touristes, de population locale et fonctionne de manière cohérente ».

Chiffres clés

  • 2 km de long et 70 m de large.
  • 6 galeries, côté pair, + de 120 commerces hors galeries.
  • 100 M de visiteurs par an dont 30 M de touristes.

Un lieu d’expression unique pour les marques

C’est en 1914 que Guerlain, le célèbre parfumeur, s’installe au 68 avenue des Champs-Elysées. D’autres suivront beaucoup plus tard comme Cartier ou Louis Vuitton. Pendant les années 90, l’avenue connait une désaffection du luxe, ayant laissé la place à des enseignes « bon marché ». Le Comité Champs-Elysées et la Mairie de Paris réagissent alors pour « préserver le particularisme et l’exception française à travers la mixité commerciale », militant pour le retour de la culture et du luxe. En 2012, Tiffany arrive sur les Champs, suivi par Tag Heuer en 2013...

Bon à savoir

Le premier dimanche de chaque mois, l’avenue est rendue aux piétons pour attirer un maximum de personnes : les boutiques restent ouvertes, les animations sont ciblées, le wifi haut-débit est distribué entre l’Étoile et le Rond Point.

Un chiffre d’affaires deux fois plus élevé qu’ailleurs

Les valeurs locatives sont très élevées sur les Champs mais le chiffre d’affaires des boutiques est jusqu’à deux fois supérieur à d’autres boutiques rentables de la capitale. Les chiffres d’affaires devraient d’ailleurs être dopés par l’ouverture dominicale et nocturne (jusqu’à minuit) possible dans les zones touristiques internationales (ZTI) autorisée par la loi Macron du 7 août 2015. Entre le côté pair et le côté impair, l’écart des valeurs locatives tend à s’infléchir dans la mesure où le coté ombre, et donc impair, joue la proximité avec l’avenue Montaigne, François 1er, George V.

Bon à savoir

Sur les Champs-Elysées, les boutiques vont de 300 à 1000 m². Côté pair, les prix peuvent atteindre 23 000 €/m²/an/HT/HC. Côté impair, il faut compter 10 000 €/m²/HT/HC.

Des enseignes au marketing bien rodé

Dans Paris, comme dans les autres capitales européennes, le flagship fait fureur. Plus qu’un point de vente, cet espace se veut un porte drapeau de la marque. Les enseignes, selon CBRE, investissent d’énormes moyens pour faire de leur boutique un passage obligé où le lieu symbolique, l’expérience shopping et l’innovation sont autant d’atouts qui font ou vont faire rayonner la marque bien au-delà de l’avenue :

  • Five Guys côté impair, au 49/51, va ouvrir son plus grand restaurant au monde, avec 350 couverts, à la place de Häagen-Dazs et après des ouvertures à Bercy Village et Gare du Nord.
  • Les Galeries Lafayette, côté pair, au 52, représentent le 1er grand magasin à investir l’avenue sur 9 000 m² sur les 28 000 m² d'un immeuble Art-Déco. Sans compter un rooftop de 1 600 m² avec restaurant panoramique.